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Site optimisé pour un affichage en 1024  x 768 - © Jours de Chasse / Valmonde

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wpb412ebc0_0f.jpg Peut-être avez-vous été surpris par la photo de couverture de ce numéro de Jours de Chasse: à l’encontre de nos habitudes, nous n’avons pas choisi une photo d’animal emblématique ni une image illustrant l’acte de chasse, mais un cliché exceptionnel, celui d’une lionne attaquant sa proie, en l’occurrence un jeune koudou. Non seulement la photo est belle, en soi, et techniquement irréprochable, mais elle possède une force, un pouvoir de suggestion, remarquables. Il se peut qu’elle choque certains esprits pour qui la nature se doit d’être un Disneyland aseptisé, où les grands prédateurs côtoient pacifiquement les antilopes, où un anthropomorphisme civilisé dicte à chacun un comportement policé, voire “citoyen”.Ceux-là se refusent à admettre le caractère impitoyable de la loi naturelle et le cycle éternel de la vie et de la mort. Habitués aux images édéniques des réserves ou des parcs naturels, qui ne montrent, le plus souvent, que de paisibles scènes de coexistence entre les espèces, ils ne veulent pas voir que la violence règne aussi dans le monde animal, que le meurtre y est monnaie courante, et que le plus faible est, toujours, la victime du plus fort. Eh oui ! n’en déplaise à ces belles âmes, les paisibles et innocents paradis naturels n’existent que dans la fiction. Pis encore, les premiers prédateurs appartiennent au règne animal, et c’est en
les imitant que l’homme est devenu, à son tour, chasseur. De nécessité primordiale – impératif de défense et besoin alimentaire –, la chasse, progressivement, s’est muée en sport, mais, si l’homme, à l’exception de certaines populations résiduelles, ne chasse plus pour se nourrir, l’acte cynégétique ne signifie nullement la satisfaction d’instincts élémentaires. Bien au contraire, la chasse est un exercice de maîtrise de soi et de discipline, une école de sang-froid où il est plus important de savoir se retenir de tirer que de s’abandonner à des fusillades compulsives. Telles sont les réflexions qu’inspire la photo de couverture de Jours de Chasse et la leçon qu’il convient d’en tirer.Si ce thème m’est cher, c’est que je ne suis pas seulement chasseur, mais aussi photographe, et que l’appareil photo n’est pas moins majeur, à mes yeux, que la carabine ou le fusil. La chasse photographique, à laquelle nous consacrons un article illustré de photos exceptionnelles, ne diffère de la chasse proprement dite que par sa fin. L’animal garde la vie sauve, mais il est capturé par l’appareil et son trophée éternisé sur la pellicule (on me pardonnera ce vocabulaire de la vieille école, du temps de l’argentique, auquel je reste sentimentalement attaché !). Il me plaît, à cette occasion, de rendre hommage à ces pionniers en tout genre que furent Jacqueline et François Sommer. S’ils ne furent pas les inventeurs de la chasse photographique – qui vit le jour en 1880 avec des précurseurs anglais puis allemands –, ils lui conférèrent son statut et contribuèrent grandement à sa réputation. Dans le livre ancien, mais toujours pertinent, qu’ils lui consacrèrent en 1960, tous deux
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