

Eté 2010

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Au sud de la province de Buenos Aires, dans une région de montagnes arides coupées de vallées verdoyantes, le grand gibier offre l’opportunité de chasses tantôt difficiles tantôt amusantes mais toujours sportives. À pied ou à cheval, à l’approche ou dans la tradition des gauchos.
L’Argentine, je l’avais découverte il y a neuf ans à l’occasion d’un voyage de chasse
qui m’avait mené de l’extrême sud de la Patagonie, du côté de la frontière avec le
Chili, jusqu’aux environs de Córdoba, dans la province de Santiago del Estero, en
passant par les rives du Paraná et les marais de la région d’Entre Ríos, non loin
des célèbres chutes d’Iguazú. Le gibier recherché était le gibier à plume : oies
de Magellan, canards, sarcelles et tourterelles, la variété de la sauvagine justifiant
à elle seule le voyage. Cette fois-
À l’aéroport nous attend Sean, dont la famille possède, dans la Sierra de la Ventana, l’estancia sur laquelle nous allons chasser. Notre hôte, la soixantaine alerte, est blond aux yeux bleus, porte un prénom écossais, un nom suédois et parle couramment, outre sa langue nourricière, l’anglais, le français et le portugais. Bref, un véritable Argentin, à cette exception près que ce voyageur cosmopolite a quitté son pays à 18 ans pour bourlinguer à travers l’Europe où il s’est finalement fixé, à Barcelone, avant de retourner voici quelques années à peine dans sa patrie. En marge de son activité principale, à Buenos Aires, Sean gère l’estancia familiale, vouée à l’élevage extensif de bovins de race hereford (8 000 têtes) et de chevaux criollos (300 têtes). Parallèlement, sur les 10 000 hectares de la propriété et les 20 000 hectares voisins en location, il organise des chasses avec, pour principaux clients, des Américains, suivis par des Européens.
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Sierra de la Ventana Entre pentes et pampa, reportage Bruno de Cessole