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le 23 mars

Le thar du mont Cook

 

À vingt-deux heures d’avion de Paris et dix heures de décalage, se trouve un pays d’une fascinante beauté, à faire rêver les cynégètes du monde entier : la Nouvelle-Zélande. Nous y sommes allés pour le fameux thar, à la fois chèvre des Rocheuses, takin doré et bœuf musqué…

 

De l’aéroport international de Christchurch à Omarama, au pied du mont Cook, les quelque deux cent quarante kilomètres d’une route infiniment droite, dénuée de tout trafic bien que qualifiée de “scenic road”, sont à couper le souffle : la Nouvelle-Zélande dégage une beauté fascinante. Rien ni personne ne semble l’avoir troublée, ni encore abîmée… Après vingt-deux heures d’avion de Paris, deux escales et dix heures de décalages horaires, le dépaysement est à la hauteur de nos espérances…

 

À main gauche, d’immenses pâtures entrecoupées de lacs aux couleurs oscillant du bleu turquoise au vert émeraude. Les moutons par milliers ponctuent d’une myriade de points blancs cette immensité verte et quelques bouquets d’eucalyptus surgissent çà et là de cet incessant défilé de prairies grasses.

 

À main droite, les collines en camaïeux de verts chatoyants ondulent en pente saccadée vers une chaîne de sommets enneigés, dont le fameux mont Cook qui culmine à 3 754 mètres. Il faut s’imaginer des centaines de kilomètres inhabités, où, sans aucune interruption, seuls le ruban d’asphalte et la clôture à mouton de part et d’autre de la route témoignent du passage de l’humain !

 

De temps à autre – c’est-à-dire tous les trente kilomètres ! –, une voiture à contresens dont la présence finit par paraître incongrue, obscène, tant on s’habitue à l’immensité des espaces, et à la solitude. Aussi surprenante est cette chaîne de sommets enneigés qui ne nous quittent pas de la journée, et semble protéger ce paradis de verdure et d’eaux vives. À maintes reprises, en effet, la route est traversée de larges torrents dont les abords marécageux regorgent de limicoles et autres becs plats, tel l’emblématique Paradise Duck.

 

JDC38_066.pdf

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