Sur le terrain

Gestion de faisans dans le Perche

Gestion de faisans dans le Perche
Luc Avisseau gère un territoire de petit gibier de 800 hectares dans le Perche Photo © Olivier Morel d'Arleux

Avec opiniâtreté, passion et ténacité, Luc Avisseau a réussi à réunir et à gérer un territoire de petit gibier de plus 800 hectares dans le Perche. Pourtant l’affaire paraissait mal engagée car, comme pour tant d’autres endroits, le petit gibier sédentaire faisait figure de martyr.


L’on dit souvent que les qualités d’un territoire, une chasse, une propriété, dépendent d’abord et avant tout de celles d’un homme. Cette acception prend ici toute sa force, toute sa valeur avec Luc Avisseau. La soixantaine alerte, ce personnage haut en couleur règne sur très exactement 850 hectares dans le Perche (dans le Loir-et-Cher limitrophe de la Sarthe).

 Qu’on ne s’y méprenne pas : il ne faut surtout pas s’arrêter, encore moins juger, sa gestion à l’aune des tableaux des dernières années. Ils sont simplement insignifiants pour ne pas dire ridicules eu égard à la dimension du territoire, composé, sur les plateaux, de grandes plaines céréalières, entrecoupées de légères vallées boisées et de bocages. Et pourtant, son travail n’a rien d’une imposture lors qu’on parcourt son territoire : les lièvres et les faisans sont légion. Dans sa cour, il est fréquent que des coqs sauvages se battent sans la moindre gêne. « Cela les occupe pendant que les poules couvent à proximité », dit-il dans un demi-sourire. Du petit gibier en abondance, peu de prélèvements, c’est ce que défend Luc Avisseau.

 Cette région, c’est la sienne qu’il arpente depuis son enfance. Son père, fin tireur de perdreaux en Beauce, l’initie très jeune, lui apprend même à « mettre en face » avec sa petite carabine ; mais surtout, constate-t-il, « j’acquiers ce sens de la nature au rythme des saisons ». Chose rare, tout autant sa mère, institutrice, que son père, mécanicien agricole à la tête d’un garage à côté de Châteaudun, partagent cette même passion pour la chasse. « Le jeudi, raconte-t-il, à l’époque jour sans classe, donc jour de liberté, je partais à la chasse avec ma mère. »...Lire la suite...