Histoire

Grands prédateurs : tigres, crocos, panthères… Tous des serials-killers ?

Grands prédateurs : tigres, crocos,  panthères… Tous des serials-killers ?
Léopard d'Afrique Un grand prédateur © GLOWIMAGES/JSPIX - AFP

Tous des serials killers Ils sont au sommet de la pyramide animale. Pourquoi certains d’entre eux deviennent des “mangeurs d’hommes” ? La réponse est plus complexe que la légende veut bien nous le faire croire…

 

Mangeurs d’hommes ! Pour bien des profanes, le terme peut prêter à sourire. Pour eux, mais aussi pour d’autres, ces deux mots renvoient à des images d’un autre temps. Ils y voient des hommes des cavernes, vêtus de peaux de bêtes affrontant des animaux quasi fabuleux. Ou plus proche, c’est-à-dire il y a presque deux cents ans, des Africains, des Indiens attaqués, dévorés, par des tigres, des panthères ou des lions…, des faits rapportés par des explorateurs, vieux colons, chasseurs professionnels, auxquels se mêlent sûrement quelques mythomanes de la plus solide espèce. Et pourtant, ces récits n’ont rien d’images sépia, et n’appartiennent pas toujours à des coupures de presse jaunies. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder, hélas, les faits divers de ces derniers mois.

Dans les rubriques environnement ou encore nature du Time of India ou du New Indian Express, y sont retracés des accidents à la fois édifiants et glaçants. Il n’est pas de semaine en effet sans qu’un article ne rapporte, en quelques lignes parfois tant la chose semble être banale, la mort d’un paysan, d’une femme ou encore d’un jeune enfant emporté presque sous les yeux de leurs parents ou blessé mortellement par les griffes et les dents d’un tigre, mais le plus souvent d’un léopard. Ces attaques, loin de se cantonner à quelques régions reculées, interviennent dans les villages, mais aussi dans les villes, voire dans les faubourgs les plus peuplés. Sans doute serait-il faux de les attribuer toutes à des animaux blessés ou vieillissants comme l’on voudrait que fussent nombre de mangeurs d’hommes que ces “tares” rendraient incapables de chasser leurs proies habituelles. Elles sont plus vraisemblablement à mettre sur le compte de la réduction de l’espace vitale des fauves, les populations humaines allant croissante, et d’une cohabitation rendue de plus en plus difficile...Lire la suite...